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Le temps de vivre

Lettre II

Mon Cher Georges,
Dans un monde qui accélère sans cesse, où les écrans dictent le rythme, où l’urgence est devenue une langue commune, ta chanson « Le temps de vivre » résonne aujourd’hui plus que jamais et, peut-être encore davantage demain.
À l’heure où l’on mesure tout, où l’on optimise, où l’on calcule, ta chanson rappelle une évidence presque subversive : vivre ne se résume pas à produire, performer ou suivre. Elle nous invite à préserver ce qui ne se chiffre pas — le silence, la lenteur, la rencontre, la respiration. Elle devient une forme de douce résistance face à la vitesse du monde.
Je crois que dans les années à venir, cette chanson aura encore plus de sens. Elle accompagnera, je l’espère, celles et ceux qui cherchent d’autres façons d’habiter le temps, de réinventer nos priorités, de redonner une place à l’humain, au fragile, au vivant. Le temps de vivre n’est peut-être pas qu’une chanson, c’est peut-être une boussole pour ces prochaines années. Un point d’horizon pour imaginer un futur plus habitable, plus lent, plus conscient.
En tant qu’artiste et locataire de ce monde, elle me rappelle aussi que créer, c’est avoir entre autres la possibilité de proposer un autre tempo.
Célina Ramsauer / Février 2026